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Le Cercle d'Art Contemporain
150 dessins originaux de l’artiste racontent l’histoire des Meeps. Tant pis pour les exégètes sérieux de la peinture contemporaine, tant pis pour ceux qui veulent à tout prix classer des œuvres dans des catégories, décerner des qualificatifs savants : l’œuvre de François Arnal est trop libre, trop autonome, trop créative et diverse, trop poétique et littéraire, trop lyrique, trop informelle, trop support-surface, trop ludique et onirique, trop sérielle mais pas assez raisonnable, trop tout pour se fondre dans un moule... Une image, une phrase ne suffiraient certainement pas pour donner une idée de l’œuvre de cet artiste né à La Valette d’une famille de viticulteurs, très tôt transformé en voyageur et explorateur des hommes. De cette exploration nourricière naîtra cette idée d’inscrire son œuvre dans le mythe des Meeps, civilisation sortie de son imaginaire, mais dans laquelle pourtant nous nous retrouvons tous. Cette civilisation entre mythe et réalité, pleine de vie, destinée à l’amouret à la création, gentille mais aussi méchante, il la décrit en peintre ethnologue et archéologue, en poète, avec des yeux d’enfant. « Je sais maintenant comment écrire en MEEP. Ils ne font que des points et des taches. Je leur ai traduit en une ligne toute l’oeuvre de Proust, Joyce, Jacques London (ils ont adoré Martin Eden), pas très bien compris Henry Miller et beaucoup ri avec Queneau et moi avec EUX. Quant à Nietzsche, ils ne sont pas d’accord, par-delà le bien et le mal, moi non plus! » François Arnal Depuis qu’il peint et écrit son roman, Arnal est dirigé inconsciemment par les Meeps. 150 dessins originaux créés spécialement pour ce livre montrant l’univers et l’histoire des Meeps accompagnent son texte d’une verve toute rabelaisienne : Pruneaux crus, pruneaux cuits. François Arnal
L'exposition consacrée à François Arnal permet de retracer le parcours d'un artiste d'exception ainsi décrit par Catherine Millet: «Tous s'emploient à se déterminer, ceux-ci par rapport à Duchamp, ceux-là par rapport à Mondrian ou à Picasso. Tous, sauf François Arnal».
25 avril-31 mai 2010
Paris Galerie EGP